Chaleur : Paris franchit ce mardi sa 100e journée à 25 °C, du jamais-vu depuis 1872

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Chaleur : Paris franchit ce mardi sa 100e journée à 25 °C, du jamais-vu depuis 1872
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Paris franchit ce mardi 15 septembre un seuil jamais atteint depuis le début des relevés météorologiques, en 1872 : 100 journées à 25 °C ou plus sur une même année. Avec 31 à 32 °C attendus dans l’après-midi, la capitale efface le record de 2018. Et la saison n’est pas terminée.

Un record vieux de huit ans qui tombe

Jusqu’à présent, l’année la plus chaude à ce compteur était 2018, avec 98 journées où le thermomètre parisien avait atteint ou dépassé 25 °C. La barre a été égalée lundi 14 septembre, avec la 99e journée, puis franchie ce mardi. En 154 ans de mesures, le cap symbolique des 100 journées n’avait jamais été atteint.

Le compteur peut encore grimper. Une baisse d’environ 10 °C est annoncée dès mercredi, mais les modèles font remonter les températures dès la fin de semaine, avec une semaine du 21 septembre potentiellement très estivale : le modèle américain envisage des pointes proches de 30 °C en Île-de-France, le modèle européen se montre plus modéré, autour de 25 °C.

Comment se répartissent ces 100 journées

La particularité de 2026 n’est pas tant l’intensité que la durée : la chaleur s’est installée dès le mois d’avril et ne s’est jamais vraiment interrompue.

  • Avril : 3 journées à 25 °C ou plus
  • Mai : 13 journées
  • Juin : 20 journées
  • Juillet : 29 journées, soit presque tout le mois
  • Août : 24 journées
  • Septembre, du 1er au 15 : 11 journées

Autre repère : Paris a dépassé les 40 journées à plus de 30 °C cette année, devant 1947, qui faisait jusqu’ici office de référence historique.

Dix degrés au-dessus de la normale

La normale d’un 15 septembre à Paris tourne autour de 21 °C. Les 31 à 32 °C attendus ce mardi placent donc la journée près de 10 °C au-dessus de la saison. Ce n’est pas une canicule au sens officiel : le dispositif d’alerte suppose des maximales supérieures à 31 °C et des minimales nocturnes au-dessus de 21 °C pendant trois jours consécutifs, ce qui n’est pas réuni ici.

L’inconfort reste bien réel, en particulier pour les personnes âgées, les nourrissons et les travailleurs en extérieur. L’îlot de chaleur urbain ajoute 2 à 4 °C dans Paris intra-muros par rapport à la grande couronne, et davantage encore dans les rames de métro.

Ce qui change concrètement

Deux points pratiques à garder en tête. D’abord, les baignades en Seine et dans les canaux sont fermées depuis le 30 août et ne rouvriront pas cette année, malgré le retour de la chaleur : inutile de se déplacer. Les piscines et les bases de loisirs, elles, fonctionnent normalement.

Ensuite, en septembre, on se protège souvent moins bien qu’en juillet, parce que le calendrier dit que l’été est fini. Les réflexes restent les mêmes : boire sans attendre la soif, fermer les volets la journée, aérer la nuit, éviter les efforts entre 11 h et 18 h, et appeler les proches isolés. Le registre communal des personnes vulnérables, gratuit, permet d’être contacté par sa mairie pendant les épisodes de chaleur.

Notre page Météo et canicule en Île-de-France suit les prévisions et les seuils d’alerte au fil de la saison. Retrouvez aussi nos actualités.

Sources

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