Mois de sensibilisation au cancer du sein : octobre rose

0
2700
Aide cancer sein Paris
5/5 - (2 votes)

Chaque mois d’octobre, Octobre rose remet le dépistage du cancer du sein au premier plan. Derrière les rubans, une donnée simple : détecté tôt, ce cancer se guérit dans plus de neuf cas sur dix. Voici qui est concerné, où se faire dépister gratuitement et ce qui se passe à Paris. Page mise à jour chaque année.

Quand a lieu Octobre rose

L’opération se déroule pendant tout le mois d’octobre, chaque année. Elle est portée en France par l’association Ruban Rose, relayée par la Ville de Paris, la Région Île-de-France, les hôpitaux et les mairies d’arrondissement.

Le dépistage organisé : qui, quand, combien

C’est le cœur du sujet, et il est souvent mal connu.

  • Femmes de 50 à 74 ans : une mammographie tous les deux ans, prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais. Une invitation est envoyée automatiquement à domicile. Si vous l’avez perdue, le centre régional de coordination des dépistages peut la rééditer.
  • Dès 25 ans : un examen clinique des seins au moins une fois par an, par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.
  • Antécédents familiaux : un suivi spécifique, plus précoce et plus rapproché, peut être mis en place. Parlez-en à votre médecin, sans attendre 50 ans.

Le dépistage organisé comporte une double lecture : chaque mammographie jugée normale est relue par un second radiologue. C’est une sécurité supplémentaire que n’offre pas un examen réalisé hors du dispositif.

Où se faire dépister en Île-de-France

La mammographie se fait dans n’importe quel cabinet de radiologie agréé, sur simple prise de rendez-vous avec votre courrier d’invitation. La liste des centres agréés est publiée par le centre régional de coordination des dépistages des cancers d’Île-de-France.

Pendant le mois d’octobre, des actions gratuites sont organisées dans les mairies d’arrondissement, les centres de santé et certains hôpitaux : information, orientation, parfois examens sur place. Voir aussi nos dépistages et bilans de santé gratuits.

Les freins les plus fréquents, et ce qu’on peut y répondre

« Ça fait mal » : la compression est désagréable quelques secondes, rarement douloureuse. Signalez-le au manipulateur, l’installation peut être adaptée.

« Je n’ai aucun symptôme » : c’est précisément l’objet du dépistage. Une tumeur détectée par mammographie est souvent trop petite pour être palpée.

« Les rayons, c’est dangereux » : la dose d’une mammographie est faible, et le bénéfice du dépistage est très supérieur au risque dans la tranche 50-74 ans.

« Je n’ose pas y aller seule » : c’est un frein réel, notamment après 70 ans. Un accompagnement par un proche ou une aide à domicile lors du rendez-vous change beaucoup de choses.

Après 74 ans, on arrête ?

Le dépistage organisé s’arrête à 74 ans, mais le risque, lui, ne disparaît pas. Au-delà, la décision se prend au cas par cas avec le médecin traitant, selon l’état de santé général et l’espérance de vie. Ne considérez pas l’absence d’invitation comme une réponse : posez la question.

Se faire aider

La Ligue contre le cancer et les associations de patients proposent un accompagnement gratuit : information, soutien psychologique, aide aux démarches. Pour les aidants d’une proche en traitement, notre page sur la Journée nationale des aidants recense les droits et les relais existants.

Sources