Onze millions de personnes en France accompagnent au quotidien un proche malade, âgé ou en situation de handicap. La Journée nationale des aidants, fixée chaque année au 6 octobre, leur est consacrée : c’est le moment de l’année où l’information sur les droits et les solutions de répit est la plus accessible, y compris pour ceux qui ne se reconnaissent pas encore dans le mot « aidant ».
La date et ce qui se passe
La journée se tient le 6 octobre, mais la mobilisation s’étale sur plusieurs semaines. Une campagne nationale de communication est déployée sur un mois, avec des spots télé, radio et numériques et un site de référence, aidant.gouv.fr, qui centralise les démarches. Partout en France, associations, CCAS, hôpitaux et plateformes de répit organisent forums, permanences juridiques, ateliers et groupes de parole. Une carte des événements est mise en ligne chaque année pour trouver ce qui se passe près de chez soi.
Êtes-vous un aidant ?
Beaucoup de personnes concernées ne le savent pas. Vous êtes aidant si vous accompagnez régulièrement un proche dans les gestes du quotidien, les démarches administratives, les rendez-vous médicaux ou la surveillance, sans être rémunéré pour cela. Aucune déclaration préalable n’est nécessaire pour se dire aidant : c’est une situation de fait, et c’est elle qui ouvre l’accès aux dispositifs.
Les droits à connaître
Trois dispositifs sont régulièrement méconnus. Le congé de proche aidant permet de suspendre son activité professionnelle, avec une allocation journalière versée par la CAF ou la MSA. Le droit au répit, adossé à l’APA, finance un accueil de jour ou un hébergement temporaire pour souffler. L’affiliation gratuite à l’assurance vieillesse des aidants permet, sous conditions, de continuer à valider des trimestres de retraite tout en accompagnant un proche. La Journée nationale est l’occasion de faire le point sur ces trois points avec un professionnel, en face à face.
Où trouver de l’aide en Île-de-France
Les plateformes d’accompagnement et de répit, financées par l’ARS, existent dans chaque département francilien et proposent écoute, formations gratuites et solutions de relais. Les cafés des aidants, animés par un travailleur social et un psychologue, se tiennent une fois par mois dans la plupart des arrondissements parisiens et des grandes communes. Les CCAS et les centres locaux d’information et de coordination (CLIC) orientent vers les aides financières mobilisables.
Le conseil le plus utile
N’attendez pas l’épuisement pour demander de l’aide. Les professionnels le répètent : les aidants consultent en moyenne bien après l’apparition des premiers signes de fatigue, de troubles du sommeil ou d’isolement, quand les solutions deviennent plus lourdes à mettre en place. Une première prise de contact, même sans urgence, suffit à ouvrir un dossier et à gagner du temps pour la suite.
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