Retraites : l’âge légal gelé à 62 ans et 9 mois pour les départs à partir du 1er septembre

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Retraites : l'âge légal gelé à 62 ans et 9 mois pour les départs à partir du 1er septembre
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C’est l’un des changements majeurs de la rentrée, applicable dès ce mardi 1er septembre 2026 : le calendrier de la réforme des retraites de 2023 est gelé. L’âge légal de départ reste fixé à 62 ans et 9 mois, au lieu de continuer à augmenter d’un trimestre par génération. Selon l’Assurance retraite, 2,2 millions d’assurés nés entre 1964 et 1968 sont concernés par cette suspension, votée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale.

Ce que dit exactement la mesure

La suspension s’applique aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Concrètement, la montée en charge de l’âge légal et de la durée de cotisation est interrompue jusqu’au 1er janvier 2028. L’âge légal demeure donc celui en vigueur fin 2025, soit 62 ans et 9 mois, et non 63 ans comme le prévoyait le calendrier initial pour la génération 1964.

Cinq générations sont visées, de 1964 à 1968, avec un gain variable selon l’année de naissance. Les assurés nés en 1964 et 1965 gagnent sur les deux tableaux : l’âge de départ et le nombre de trimestres exigés. Pour la génération 1964, la durée requise pour le taux plein passe ainsi à 170 trimestres au lieu de 171.

Qui peut partir plus tôt

Une personne née en 1964 qui devait attendre 63 ans peut désormais liquider sa pension à 62 ans et 9 mois, sous réserve de réunir le nombre de trimestres requis. Les générations suivantes bénéficient d’un décalage moindre, mais réel. Attention : la mesure ne modifie ni l’âge du taux plein automatique, fixé à 67 ans, ni les dispositifs de départ anticipé pour carrière longue, incapacité ou pénibilité, qui conservent leurs propres règles.

Les régimes de la fonction publique territoriale et hospitalière appliquent la même suspension, avec des conditions spécifiques pour les catégories actives. Les personnes qui avaient déjà déposé une demande de départ pour une date postérieure au 1er septembre n’ont en principe aucune démarche à accomplir : leur dossier est recalculé par la caisse.

Les démarches à faire maintenant

Premier réflexe : consulter son relevé de carrière sur le portail info-retraite.fr et vérifier le nombre de trimestres validés, en particulier les périodes de temps partiel, de chômage ou d’aide familiale, souvent mal reportées. Le simulateur officiel intègre les nouvelles bornes d’âge : il est utile de relancer une estimation, même si l’on avait déjà fait le calcul l’an dernier.

La demande de retraite se dépose idéalement quatre à six mois avant la date de départ souhaitée. Pour un départ avancé de trois mois par rapport au calendrier précédent, mieux vaut donc s’y prendre dès maintenant afin d’éviter une rupture de revenus entre le dernier salaire et la première pension.

Un enjeu fort pour les métiers de l’aide à domicile

Dans les métiers du soin et de l’accompagnement à domicile, où les carrières sont souvent hachées et les temps partiels fréquents, trois mois de moins à travailler comptent. Ces professionnels cumulent pénibilité physique et faibles salaires : la question des trimestres manquants y est plus fréquente qu’ailleurs. Un rendez-vous gratuit avec un conseiller de la Carsat ou d’un point d’accueil France Services permet de faire le point sur son dossier.

À lire aussi : notre guide des aides pour les personnes âgées (APA, ASH, aide à domicile) et toute notre rubrique Actualités.

Sources

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