Les sapeurs-pompiers professionnels passent à la vitesse supérieure. Leur intersyndicale annonce une manifestation statique place de la République, à Paris, les 26, 27 et 28 septembre, avec occupation 24 heures sur 24, avant une journée de mobilisation nationale le 29 septembre. Le mouvement s’inscrit dans un préavis de grève déposé pour toute la période du 8 septembre au 20 octobre 2026.
Ce qui est prévu, et où
L’action baptisée « les colonnes de la révolte » prendra la forme d’une occupation continue de la place de la République, aux limites des 3e, 10e et 11e arrondissements, pendant trois jours et trois nuits. Elle doit servir de rampe de lancement à la journée du 29 septembre, pour laquelle l’intersyndicale appelle à une « mobilisation intensive », avec une possible convergence avec d’autres secteurs de la fonction publique.
Neuf organisations représentatives des sapeurs-pompiers et des personnels administratifs, techniques et spécialisés portent ce mouvement. Le préavis national, déposé le 28 août, couvre les journées du 8 au 30 septembre puis du 1er au 20 octobre, de 0 h 00 à 23 h 59.
Pourquoi ce mouvement maintenant
Le cœur du conflit porte sur les moyens. Les syndicats réclament un financement pérenne des services d’incendie et de secours, le recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels, une nouvelle filière pour la profession et l’adoption rapide d’une loi de modernisation de la sécurité civile.
Le contexte a pesé : après les mégafeux de l’été 2026 et une première journée de grève nationale le 13 août, une rencontre avec le ministre de l’Intérieur a été jugée décevante par l’intersyndicale, faute de mesures concrètes. Les organisations n’excluent plus une grève reconductible à partir du 26 septembre.
Vos secours seront-ils assurés ?
Oui. C’est le point essentiel à retenir : chez les sapeurs-pompiers, le droit de grève s’exerce sous réquisition. Les agents grévistes sont maintenus en service opérationnel par l’autorité préfectorale, de sorte que les interventions d’urgence continuent d’être assurées. En pratique, la grève se manifeste surtout par un affichage visible sur les véhicules et les casernes, et par les actions de rue.
En cas d’urgence, les numéros ne changent pas : 18 pour les pompiers, 15 pour le SAMU, 112 depuis un mobile partout en Europe, 114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes. Pour une situation non urgente, la bonne porte d’entrée reste le médecin traitant ou la permanence de soins : nos repères sont dans la page urgences et maisons médicales de garde à Paris.
Ce que ça change pour les Parisiens
L’impact principal sera la circulation autour de la place de la République du 26 au 28 septembre. Le secteur concentre déjà un nœud de transports majeur : les lignes de métro 3, 5, 8, 9 et 11 s’y croisent. Des restrictions ponctuelles d’accès aux stations, voire des fermetures temporaires, sont possibles selon l’affluence, comme lors de chaque rassemblement d’ampleur sur cette place.
Si vous habitez ou travaillez dans le secteur, prévoyez un itinéraire alternatif par Temple, Arts et Métiers ou Oberkampf, et laissez une marge de dix à quinze minutes. Le samedi 26 et le dimanche 27, l’animation commerçante du quartier restera normale.














































