Bronchiolite : la campagne d’immunisation des nourrissons démarre le 14 septembre

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Bronchiolite : la campagne d'immunisation des nourrissons démarre le 14 septembre
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La campagne nationale de prévention de la bronchiolite démarre le lundi 14 septembre 2026 en France métropolitaine et se poursuivra jusqu’au 28 février 2027. Deux stratégies restent proposées aux familles franciliennes : vacciner la future mère pendant la grossesse, ou immuniser le nouveau-né dès la naissance. Nouveauté de cette saison : un troisième anticorps monoclonal rejoint l’arsenal disponible.

Deux stratégies au choix, jamais les deux

La bronchiolite est due au virus respiratoire syncytial (VRS), qui circule chaque hiver et envoie chaque année des milliers de nourrissons franciliens aux urgences. Pour les protéger, deux voies existent, et elles sont exclusives l’une de l’autre.

La première consiste à vacciner la femme enceinte entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée : les anticorps produits par la mère passent la barrière placentaire et protègent le bébé pendant ses premiers mois. La seconde consiste à immuniser directement le nouveau-né par une injection d’anticorps monoclonaux, idéalement avant la sortie de la maternité.

Si la mère a été vaccinée au moins quinze jours avant l’accouchement, l’immunisation du nourrisson n’est en principe pas nécessaire. Dans le doute, c’est l’équipe de la maternité ou le pédiatre qui tranche.

Un troisième anticorps disponible cette saison

La principale nouveauté de la campagne 2026-2027 est l’arrivée d’Enflonsia (clésrovimab), qui rejoint Beyfortus (nirsévimab) et Synagis (palivizumab). Beyfortus et Enflonsia peuvent être administrés aux nourrissons au cours de leur première saison de circulation du VRS, en une seule injection intramusculaire. Pour Beyfortus, la posologie est de 50 mg pour les bébés de moins de 5 kg et de 100 mg à partir de 5 kg.

Concrètement, cela signifie davantage de doses disponibles qu’au début du dispositif, en 2023, lorsque les tensions d’approvisionnement avaient conduit à réserver l’immunisation aux bébés les plus fragiles.

Qui est concerné et où se faire immuniser

Tous les nourrissons nés à partir du 14 septembre 2026 sont concernés dès la naissance, en maternité. Les bébés nés avant le début de la campagne et qui n’ont pas encore été immunisés peuvent l’être chez leur médecin traitant, leur pédiatre, en PMI ou chez la sage-femme. En Île-de-France, les centres de protection maternelle et infantile assurent ces injections gratuitement, sans avance de frais.

La vaccination des femmes enceintes, elle, peut être réalisée par le médecin, la sage-femme ou le pharmacien, et se combine sans problème avec les autres vaccins recommandés pendant la grossesse, notamment contre la grippe et la coqueluche.

Les gestes qui comptent au quotidien

L’immunisation ne dispense pas des mesures barrières, particulièrement utiles dans les logements denses et les transports franciliens : se laver les mains avant de s’occuper du bébé, porter un masque en cas de rhume, ne pas embrasser le nourrisson sur le visage, aérer les pièces quotidiennement et éviter les lieux très fréquentés les premières semaines. Le lavage de nez au sérum physiologique reste le premier réflexe dès que le nez coule.

Consultez sans attendre si le bébé respire vite, creuse les côtes en respirant, boit moins de la moitié de ses biberons habituels ou devient anormalement somnolent.

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D’autres rendez-vous de prévention sont pris en charge intégralement : voir notre guide des dépistages et bilans de santé gratuits et toute l’actualité pratique francilienne.

Sources

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