Mauvaise nouvelle avant la saison de chauffe. Le prix repère du gaz publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmentera de 5,6 % au 1er septembre 2026. Une hausse qui concerne environ six millions de foyers en France, dont de nombreux ménages franciliens.
Un prix repère porté à 172,05 euros le mégawattheure
À compter du 1er septembre, le prix repère de vente du gaz naturel s’établira à 172,05 euros TTC par mégawattheure. Dans le détail, la hausse atteint environ 7,3 % sur le kWh pour les foyers qui se chauffent au gaz, et près de 5,7 % pour ceux qui l’utilisent uniquement pour la cuisson et l’eau chaude.
Ce prix repère n’est pas un tarif réglementé : les tarifs réglementés de vente du gaz ont disparu en 2023. Il s’agit d’un indicateur mensuel publié par la CRE, qui sert de référence à de nombreuses offres de marché indexées.
Qui est concerné par la hausse ?
Environ six millions de consommateurs ont souscrit une offre indexée sur ce prix repère, soit une large majorité des abonnés résidentiels au gaz. Pour eux, l’augmentation se répercutera automatiquement sur la facture du mois de septembre.
Les ménages ayant signé un contrat à prix fixe conservent en revanche le tarif prévu par leur contrat jusqu’à son échéance. En Île-de-France, où une part importante du parc de logements collectifs est chauffée au gaz, la hausse peut aussi se répercuter via les charges de copropriété, avec un décalage de plusieurs mois selon les modalités de régularisation.
Pourquoi les prix repartent à la hausse
Cette évolution s’explique par la tension sur les marchés de gros européens. Le blocage du détroit d’Ormuz, effectif depuis le 28 février 2026, pèse sur l’approvisionnement mondial : ce passage stratégique concentre environ 20 % des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié. La période estivale correspond par ailleurs à la reconstitution des stocks européens avant l’hiver, ce qui soutient mécaniquement la demande.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Plusieurs leviers permettent d’amortir le choc. Commencez par vérifier la nature de votre contrat : le type d’offre, indexée ou à prix fixe, figure sur votre facture et dans votre espace client. Comparez ensuite les offres disponibles grâce au comparateur du médiateur national de l’énergie, un service public et gratuit.
Pensez aussi à ajuster votre échéancier de mensualisation avant l’hiver, pour éviter une régularisation lourde au printemps. Et vérifiez votre éligibilité aux aides : le chèque énergie, les dispositifs de rénovation énergétique, ou l’accompagnement proposé par les espaces conseil France Rénov’ présents dans chaque département francilien. En cas de difficulté de paiement, le fonds de solidarité pour le logement du département peut être sollicité via le centre communal d’action sociale.
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